Maladie mentale : une vie epanouissante est possible

un couple agé au bord de la mer avec leur chienOn a coutume de penser que le soin se fait essentiellement à l’hôpital, à la clinique ou chez le médecin. La thérapie serait concentrée dans l’échange entre un patient et son médecin. L’objectif étant de soigner un « symptôme » vu comme une faiblesse qui met parfois à mal l’intégrité de la personne. Une fois le symptôme guéri, charge au patient de retourner à sa vie d’avant et l’histoire devrait s’arrêter là.

Or un patient ce n’est pas que des symptômes et des dysfonctionnements. Au-delà des faiblesses que tout un chacun éprouve il y a des forces et des compétences. Sans ignorer le trouble il est ainsi possible de s’appuyer sur les ressources naturelles du patient pour améliorer sa qualité de vie.  D’autre part les compétences, comme les faiblesses, s’exercent dans un environnement particulier. Ainsi un patient célibataire et actif, ne vivra pas sa maladie de la même manière qu’un autre marié et ne travaillant pas. Si on souhaite améliorer la qualité de vie de la personne il conviendra donc aussi de travailler sur son environnement dans toutes ses dimensions : sociale, affective, matériel…

Ainsi la réhabilitation psychosociale met l’accent sur la capacité du patient à tirer parti des ressources qui sont les siennes dans un environnement particulier. Au-delà de l’institution, en complément du soin, le patient apprendra à vivre avec sa maladie dans un environnement aussi normal que possible. La réhabilitation psychosociale favorise une (re)prise d’autonomie.

Cette reprise d’autonomie s’acquiert au cours d’un processus. Le patient, et son entourage, vont passer par plusieurs étapes au cours d’un parcours dessiné et coordonné avec l’aide de l’équipe médicale.

Tous les patients ne sont pas éligibles à cette méthode. Donc la première étape sera un ‘bilan’ fait par plusieurs professionnels pour évaluer l’efficience possible du processus. Une fois passée cette étape un parcours de plusieurs mois en général sera déterminé. Ce parcours est unique car chaque cas est particulier. Il alternera travail de groupe sur la connaissance du trouble par exemple, exercice d’habilité sociale, groupe de parole…

En conclusion la réhabilitation psychosociale est un processus d’accompagnement du patient, de la crise initiale jusqu’à la reprise de vie la plus « normale possible », c’est-à-dire avec le moins d ’intervention des professionnels et le retour au plus proche de l’insertion initiale. Le patient doit être acteur de projet.